Bravo pour cette superbe et authentique épreuve!

Compte-rendu de mon tour du golfe 2015, particulièrement apprécié cette année.

Notes d'après le trail 177km du Morbihan (26-27 juin 2015)



A nouveau, cet ultra du Morbihan, (177km, ~800D+) version 2015 offrit aux quelques 800 inscrits un savant dosage de rudes étapes (parfois plus de 20 km entre deux relais) avec au programme : des terrains de course tantôt fluides et « roulants » comme des pistes idéales, souples et sèches par la grâce d'une météo de rêve, tantôt âpres comme ces chemins boccagés des contes bretons, tissés de racines immémoriales mais redoutables pour les baskets encore béates des portions plus lisses. Sans compter également ces incursions sur les plages, pour tâter des sables humides et varechs mêlés, avant de vite regrimper de raides escaliers granitiques nous ramenant sur les chemins douaniers, coincés entre propriétés très privées et des plages aux géométries très variables, au gré des marées toujours spectaculaires dans cette vaste mer intérieure du golfe. Cette année comme en 2014, le tour se parcourait depuis Vannes, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Ce choix me semble particulièrement judicieux car les parties les plus techniques concernent la première partie de la boucle, lorsque nos organismes sont les plus aptes à supporter cette longue succession de petites agressions du terrain, pouvant aisément conduire aux déséquilibres voire à d'homériques à-plats et autres roulés boulés, souvent spectaculaires mais sans conséquence autre que des petits bobos (nous sommes là bien loin de la dramaturgie alpine). Et c'est sans doute cet aspect débonnaire du profil qui explique pour large part le succès de ce trail. Mais aussi le taux important d'abandons (plus de 40%) de la part de coureurs peu préparés, confondant balade du dimanche et cette longue course qui implique forcément une nuit complète à la frontale (départ de Vannes à 17h), même pour les extra-terrestres de tête de classement (17:32 pour le meilleur d'entre eux!).

J'entends certains puristes des trails alpins soupirer: comme l'on doit s'ennuyer à courir le long des plages ! Que nenni! Nul ennui ni routine, et tout au rebours, une infinie variété de paysages marins somptueux et toujours changeants, et ces innombrables rencontres avec des bénévoles au sourire avenant (et à l'accent bretonnant), ou entre coureurs, généralement prompts à prendre langue, lorsque la compétition proprement dite devient affaire très secondaire ! Et puis cette extraordinaire mini croisière au petit matin (dans mon cas) dans cette noria de zodiaques, convoyant les coureurs au travers de l'embouchure du golfe (Locmariaquer/Port-Navalo) un peu comme les traghetti vénitiens, mais en plus rapides et sur des courants autrement plus violents que les indolences de la lagune.

Qu'on ne s'y trompe pas : L'Ultra Marin est un ultra authentique, assez peu technique, certes, mais dont la quasi horizontalité rudoie les articulations, sans doute autant que ses cousins alpins de distance équivalente (ressenti personnel !). Y courir donc de toute urgence, pour ceux qui n'imaginent pas que le grand ouest recèle de fantastiques terrains, aussi enchanteurs que fut le père Merlin!

Quant à ma petite personne, en bonne forme cette année, j'ai eu la satisfaction d'un gain de presque deux heures par rapport à 2013 et d'un classement en conséquence. Pourvu que ça dure !

Claude MIRODATOS, 140ème/483 classés, 6ème V3 H/27, 27:14:45 Ecart avec le 1er : 09:42:41

 

Le 01 février 2016

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